📂 La tyrannie de la déraison
📅 Publié le Mercredi 26 septembre 2012 à 20h54
Texte reçu le 25 septembre 2012
Par Jean Théagène
Dignité ! Le grand mot . Je me demande souvent s’il ne serait pas bon de rajouter au préambule de notre Constitution le vocable DIGNITÉ devant l’impuissance des faiseurs d’histoire de colmater l’ambition hégémonique des colonisateurs. De 1804 à 1957, mon pays pris dans les filets de l’allégeance a cessé de marquer son allégeance à la dignité. Mais depuis, ce mot ne fleurit plus sur les banderoles des acteurs politiques, ces héros de substitution pour qui le pain passe avant l’honneur. J’ai vraiment mal en mon cœur qui saigne de voir notre pays livré aux enchères, nos vies confiées à de proches voisins, nos sites et paysages abandonnés, nos écoles remises à des maîtres obscurantistes. (suite…)
« Eduquer les enfants et les jeunes haïtiens pour en faire des citoyens créateurs et consommateurs d’art et de culture », telle est l’ambition d’un projet d’éducation artistique et culturelle lancé par le ministre de la Culture, Mario Dupuy, le 13 septembre, dans le système scolaire haïtien. Deux autres ministères, celui de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle et celui de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique s’engagent auprès du Ministère de la culture pour donner corps à ce programme inspiré des recommandations et orientations des Assises nationales de la Culture tenues les 28,29 et 30 juillet 2011.
Décidément, la raison a perdu sa prééminence sur l’instinct et le pays que nous aimons par-dessus tout s’est transformé en un vaste jardin d’enfants, pourquoi pas une société de gamins immatures. Nos dirigeants, privés de la fraîcheur de l’imagination nous jettent à la figure ce qui a toujours été dans leurs cordes. A un peuple en proie à un sempiternel chômage lié à une tragique détresse alimentaire et médicale, au moment où l’on parle de l’imminence de fortes secousses sismiques, les rois du trompe-l’œil et de l’Entertainment prescrivent des jours gras en guise de thérapie démocratique à des gouvernés, à la vie monotone, vide de sens et même dépourvue d’importance.