📂 Être Dessalinien au XXIème siècle
📅 Publié le Samedi 20 octobre 2012 à 20h01
Texte reçu le 27 juillet 2012
Par Jean Théagène
« Penser, n’importe comment, dire n’importe quoi procure toujours des satisfactions immédiates. A terme, quand les choses se tranchent, il vous faudra supporter l’insupportable. »
Franz Grillparzer
17 Octobre 1806 – 17 Octobre 2012 : Deux-cent six années de stupidité et de stupre depuis que le Génie de toute une race d’hommes patauge dans l’oubli coupable, l’indifférence crasse ou la finasserie trompeuse des tueurs de légendes ! Deux-cent six ans moins les quarante ans au cours desquels, les gouvernements de Pétion, de Boyer et des autres l’ont simplement ignoré ! Deux-cent six ans que ce Grand Général continue à hanter les coulisses de notre histoire comme pour nous rappeler notre impossibilité de concilier des valeurs de dignité, d’honnêteté, de prestige avec les petitesses et la cruauté de nos actes posés individuellement ou collectivement ! Deux-cent six ans de coprophilie historique qui continue à incommoder les narines immunisées des enfants du Pays Haïtien ! (suite…)
« Eduquer les enfants et les jeunes haïtiens pour en faire des citoyens créateurs et consommateurs d’art et de culture », telle est l’ambition d’un projet d’éducation artistique et culturelle lancé par le ministre de la Culture, Mario Dupuy, le 13 septembre, dans le système scolaire haïtien. Deux autres ministères, celui de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle et celui de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique s’engagent auprès du Ministère de la culture pour donner corps à ce programme inspiré des recommandations et orientations des Assises nationales de la Culture tenues les 28,29 et 30 juillet 2011.
Décidément, la raison a perdu sa prééminence sur l’instinct et le pays que nous aimons par-dessus tout s’est transformé en un vaste jardin d’enfants, pourquoi pas une société de gamins immatures. Nos dirigeants, privés de la fraîcheur de l’imagination nous jettent à la figure ce qui a toujours été dans leurs cordes. A un peuple en proie à un sempiternel chômage lié à une tragique détresse alimentaire et médicale, au moment où l’on parle de l’imminence de fortes secousses sismiques, les rois du trompe-l’œil et de l’Entertainment prescrivent des jours gras en guise de thérapie démocratique à des gouvernés, à la vie monotone, vide de sens et même dépourvue d’importance.