📂 Shirley Pierre-Louis signe son « En quête du bonheur »
📅 Publié le Mercredi 25 juillet 2012 à 21h47
Texte reçu le 20 juillet 2012
Par Robenson D’Haïti
Anabelle, la protagoniste du roman, ne se résigne pas. Elle part à la recherche de ce qui aurait pu se produire. Ce faisant, elle remet en question l’accompli. Elle n’hésitera pas à se hasarder dans un passé pas trop lointain, mais flou, dût-elle aller jusqu’à dérégler l’horloge et remonter le temps pour actualiser son passé où vivent des hommes qui auraient pu faire son bonheur. Son mariage achevé ne l’achèvera pas.
Dans le texte accroche, on lit : « Une jeune fille insatisfaite de sa vie maritale actuelle caresse le rêve fou de se projeter en arrière pour voir ce qu’elle serait devenue si elle s’était liée à d’anciens courtisans. » Ainsi son mari, William Cannelle, vivra-t-il dans une violence conjugale silencieuse sur le plan psychique pendant deux ans. Les nombreuses qualités de William ne répondent pas aux critères prédéfinis par Anabelle qui se voit plutôt marié à un partenaire bien positionné. Elle tente incessamment de refabriquer son époux : « Trouve-toi un meilleur emploi pour faire face à toutes ces dépenses. Ne reste pas les bras croisés !(…) J’aimerais m’offrir certains plaisirs sains avant d’embrasser la routine maternelle… Si je te demande d’aller au cinéma, tu dois utiliser ta calculatrice une dizaine de fois pour savoir si tes économies te le permettront. » (suite…)

Il est dans l’histoire des peuples des dates dont on préserve la mémoire et qui inspirent chaque année une réflexion différente. Dates de victoires décisives comme Vertières, de catastrophes comme Waterloo, de tournants historiques comme le Bois Caïman. Le 18 mai 1803, jour où Catherine Flon aurait cousu à l’Arcahaie le premier drapeau haïtien, est une de ces dates. Des factions de l’armée indigène avaient déjà un drapea noir et rouge, mais Dessalines voulait d’un autre qui symboliserait l’union de tous les fils de la patrie. La petite histoire raconte que n’ayant pas de fil à sa disposition, Catherine Flon utilisa ses propres cheveux pour exécuter la commande.

