📂 Reconstruire la cathédrale de Port-au-Prince: Concours d’architecture
📅 Publié le Mercredi 2 mai 2012 à 21h21
Texte reçu le 30 avril 2012
L’Archidiocèse de Port-au-Prince propose de découvrir la nouvelle cathédrale Notre-Dame à travers un concours international d’architecture. Les architectes du monde entier sont invités à soumettre leurs projets sous forme de panneaux à partir desquels sera sélectionnée, cette année, la cathédrale qui sera reconstruite dans une dizaine d’années.
La conception idéale doit engager l’avenir et célébrer la vie, mais garder en mémoire le passé en rendant hommage aux milliers de personnes décédées et blessées dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Prix et distinctions
Trois projets seront distingués et récompensé de la façon suivante :
- 1er prix : $12.000 (USD) ;
- 2è prix : $8.000 (USD) ;
- 3e prix : $5.000 (USD).
Les récipiendaires recevront également une reconnaissance significative incluant une citation imprimée et encadrée, une couverture pleine page dans la revue Faith & Form, une remise des prix et une exposition présentant les projets lauréats à la Convention nationale AIA.
En outre, le but de ce concours est d’identifier des entrées gagnantes qui éclaireront et pourront être choisies pour la reconstruction de la nouvelle cathédrale nationale de Port-au-Prince. Dans ce cadre, des contrats pourront être négociés ainsi qu’une rémunération, aucunement liée à la remise des prix. (suite…)
Des compatriotes se réclamant des Forces Armées d’Haïti s’approchent, le 17 avril dernier, du Parlement, et c’est la panique chez nos législateurs qui s’empressent de mettre fin à une séance à laquelle ils assistaient sans état d’âme. Cette armée dite « remobilisée », financée, il faut l’admettre, par des anonymes aux intentions voilées, suscite une grande peur chez nos politiciens et les élites dirigeantes. Et cette peur les empêche de considérer la résurgence de cette institution avec une certaine objectivité.
Dans les années ‘30 et dans les premières années des années ‘40, Trujillo régnant en maître dans la république voisine tentait, usant de plusieurs stratagèmes, d’influencer la politique et ainsi le cours de l’histoire en Haïti. Il se fit passer publiquement pour des amis personnels des présidents
Si naguère, le pluralisme institutionnel, réunissant sous forme de partis politiques différents mouvements locaux d’opposition, suscitait du côté de bon nombre d’haïtiens quelque engouement intéressé ou légitime enthousiasme, de nos jours, hélas, leur foisonnement anarchique sans cesse accru et démesurément grandissant inquiète, quand il ne met pas en doute la santé mentale de leurs fondateurs. Evitant le trébuchet de jugements, mal étayés, reposant sur des hypothèses spéculatives ou mus par des options subjectives, sentimentales voire métaphysiques, l’analyse scientifique nous commande de déterminer si ces partis correspondent à nos mœurs et coutumes et répondent aux aspirations de notre société.
La semaine écoulée, certains bonzes éternels de la politique haïtienne, sur les ondes d’une station de radio de la capitale, sont montés au créneau et ont sorti leur verve des grands jours d’exaltation pour fustiger le comportement des hommes au pouvoir. Il est vrai que de 86 à nos jours, ils ont été de tous les combats, toujours en position d’arrière-garde et surtout prêts à brandir en absence de tout danger, l’oriflamme des victoires faciles. Mais, de leurs propos et de leurs critiques, qu’en ont fait l’Exécutif et le Législatif ? Encore, c’est le mutisme d’une agonie prolongée comme seule sait en infliger l’ethnie nègre. Et c’est dommage pour un pays de griots coutumiers des longs palabres, à l’ombre des mapous feuillus.