📂 Sans complexe devant l’histoire
📅 Publié le Vendredi 2 août 2013 à 18h50
Texte reçu le 2 août 2013
Par Jean L. Théagène
Quand méditant sur un rocher de l’île de Ste Hélène où le retenait captif la soldatesque anglaise, Napoléon Bonaparte, foudre de guerre des armées françaises, vainqueur de cinq coalitions Européennes revoyait le film de sa vie, il devait assurément se rappeler ce Général Nègre que, quelques années auparavant, il laissa mourir dans son cachot du Fort de Joux.
On le devine aisément, souriant au triste souvenir de ses tractations avec l’esclave devenu Gouverneur Général à Vie de la plus riche Colonie Française. On se l’imagine encore s’insurgeant contre ce destin d’insulaire que lui imposaient les circonstances. Dérisoire souverain de l’Île d’Elbe après avoir connu toute l’ardente ferveur du sort des armes et la somptuosité démesurée d’un pouvoir presque continental, l’illustre prisonnier devait se rappeler sa correspondance soutenue avec ce Chef rebelle qui s’était toujours permis de le traiter d’égal à égal dans ses missives historiques : « Du Premier des Noirs au Premier des Blancs » ; tel fut l’exergue qui revenait, en leitmotiv lancinant, hanter ses réflexions sur la vanité existentielle. Telle fut la catharsis qui, au terme de sa vie tumultueuse et surtout bien remplie, devait lui indiquer, à lui, devant qui tous les souverains d’Europe se courbaient, toute la charge de dignité, toute la puissance de fierté, renfermées dans l’insignifiant corps d’ébène de Toussaint Louverture. (suite…)
Le Carnaval des fleurs, deuxième édition, cette festivité estivale qu’on pensait reléguée dans les bas-fonds de l’histoire et qui a été ressuscitée par le gouvernement Martelly-Lamothe l’année dernière, a bien eu lieu. Elle a été inaugurée le jour marquant le 98ème anniversaire du débarquement des Marines américains sur le sol de Dessalines, et ce malgré les protestations d’une partie de l’élite intellectuelle qui, dans une pétition publiée une semaine plus tôt, se demandait si le choix de la date relevait d’une simple ignorance ou d’un mépris flagrant de notre histoire.
Nou menm sitwayen ayisyen ki siyen petisyon sila a estomake gouvènman an chwazi dat 28 jiyè a ki se anivèsè Okipasyon ameriken (se 28 jiyè 1915 merin ameriken yo te antre nan peyi a) pou dat inogirasyon Kanaval dè flè li a.
