📂 L’Islam, Haïti et la dérive participative
📅 Texte publié le Lundi 26 Décembre 2011 à 22h18
Texte reçu le 22 décembre 2011 (édité lègèrement)
Par Max Dorismond
Il y a de cela deux semaines, au cours d’une agape chez un ami, une religieuse venue d’Haïti me confie que « d’ici dix ans, on aurait besoin d’un lampe de poche pour trouver un catholique en Haïti. Hier, ils étaient tous protestants, aujourd’hui ils se convertissent à l’Islam à la vitesse de l’éclair ».
Ce commentaire, les jours suivants, hanta mon esprit. Nous n’avons d’yeux que pour la politique et l’état de délabrement d’Haïti, mais, pendant ce temps, en catimini, les chats envahissent la place; rats et souris sont légions. La fête sera belle.
Cet état des lieux ne m’a pas interloqué outre mesure, puisque la présence de musulmans en Haïti, ne date pas d’hier. Depuis la fin de la deuxième guerre, la présence musulmane et juive était partie intégrante du décor haïtien et on n’avait jamais à s’en faire. Discrètement, ils vaquaient à leurs occupations coutumières sans fard et sans artifice. Plusieurs ouvrages et anecdotes ont déjà mis l’accent sur leur épopée vers les Antilles. Le nom de « Syrien » leur était accolé automatiquement pourvu qu’ils soient bronzés avec leurs cheveux d’un noir de jais, raides et ondulés, s’occupant d’un commerce de tissu. (suite…)
Nous Évêques d’Haïti, réunis en Assemblée plénière, nous nous adressons à vous prêtres, religieux, religieuses, disciples missionnaires, peuple de Dieu qui est en Haïti, tous les hommes et les femmes de bonne volonté : salut et paix dans le Christ!
L’heure est grave et le pays ne peut plus se contenter de déclaration d’intention encore moins de promesses contraignantes. Depuis la nuit des temps, le sous-développement et ses problèmes ont toujours été un casse-tête chinois exigeant une volonté ferme de comprendre d’abord l’imbroglio et de trouver ensuite les moyens d’harmoniser les intérêts discordants des éternels trouble-fêtes d’une société.