📂 D’un simple geste de courage à l’Altruisme
📅 Texte publié le Vendredi 25 mai 2018 à 17h18
Ce vendredi 25 mai, nous avons eu l’opportunité d’assister à une cérémonie de collation de diplômes où 2733 jeunes d’une université de la ville de Boston célèbrent le couronnement de quatre années ou plus d’études et se préparent à intégrer, possiblement dans leur champ respectif, le marché du travail.
Perchés dans une loge, avec une formidable vue de l’arène sportive où se déroulait la cérémonie, nous avons remarqué que plusieurs des finissants portaient fièrement au-dessus de leurs bonnets de diplômés l’emblème national. Comme leurs parents et amis présents qui applaudissaient avec un sentiment de soulagement cette étape importante dans la vie de leur fils et filles ou de leurs amis, nous éprouvions, à leur égard, un sentiment de grand respect induit d’une fierté patriotique. Nous applaudissions donc leur courage à un moment où les émigrants et les enfants des immigrants sont pris pour cibles par ceux qui se disent « de souche », où certains de nos compatriotes déambulent, avec sur la tête, cette épée de Damoclès, parce que, admis à titre de protégés.
Un simple geste de courage mais qui affirme clairement leur origine, et par là, expose la caricature désobligeante que certains font de nous, Haïtiens. (suite…)
Ces derniers jours, Haïti revient à la une dans les colonnes des quotidiens internationaux avec le scandale sexuel autour de la confédération d’ONGs nommée Oxfam(1). Je me demande bien si ce scandale, qui mit en cause ses employés de cet organisme brittanique, et non des moindres(2), atteindrait une telle ampleur si les Haïtiens faisaient attention à “ce qui se passe ailleurs”, menaient les enquêtes sur les organismes qui veulent s’établir en Haiti et les individus qui font de notre précieuse terre, un lieu de prédilection pour leurs « activités à caractère humanitaire ».
Jean François Copé, un homme politique français, disait qu’en politique, « il y a une part de langue de bois inévitable »; mais reconnaît immédiatement « qu’il y a une forme de langue de bois qui est insupportable ». Alors qu’il donnait en exemple celle « qui consiste à ne pas assumer ses convictions sur certains sujets »[1], nous ajouterions celle qui consiste à protéger ses intérêts et ceux de son clan au détriment des intérêts vitaux et de l’image de son pays.
Aujourd’hui ramène le 8ème anniversaire de cette fatidique journée à la fin de laquelle des milliers de vies ont été terrassées, des infrastructures qui faisaient notre fierté détruites, laissant les survivants désemparés, et des parents se trouvant à l’extérieur du pays éperdus de douleur.