📂 Note de presse des Evêques catholiques d’Haïti condamnant le « comportement outrageant et abominable » de certains lors des funérailles du père Simoly
📅 Texte publié le Mercredi 3 janvier 2018 à 17h21
✍ Note:
Les évêques catholiques d’Haiti, par cette note, dénoncent donc le « comportement outrageant et abominable » des protestataires, manipulés par une main invisible.
1. Nous, les Évêques Catholiques d’Haïti, condamnons fermement ce qui s’est passé au moment de la célébration des funérailles du Père Joseph Simoly à la Cathédrale transitoire de Port-au-Prince. Des agitateurs, de toute évidence manipulés, n’ayant aucun lien avec les familles spirituelle et biologique du regretté Père Joseph Simoly, ont tenté d’instrumentaliser cette célébration en faisant du tapage à l’intérieur de l’église, espace sacré, inviolable.
Ces perturbateurs ont lancé des propos désobligeants à l’égard d’un membre de la hiérarchie catholique, Son Eminence Chibly, Cardinal LANGLOIS. Ces propos violents ont gagné en escalade pour se transformer en menaces contre la personne du Cardinal. Ceci est totalement inacceptable et intolérable.
Nous réprouvons ce comportement outrageant et abominable qui témoigne d’une irrévérence flagrante pour l’Eglise de Jésus-Christ. Cette manœuvre infâme est à nos yeux une tentative de manipulation de l’opinion en faveur des auteurs de l’assassinat crapuleux du Père Joseph Simoly. (suite…)
1. Nous vous saluons avec les paroles d’espérance et de consolation prononcées par le prophète Isaïe pour encourager le peuple qui vivait un moment difficile et traumatisant de son histoire : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi… » (Isaïe 9, 1.3). Elles annoncent l’événement central de la venue, dans son histoire tragique, du Messie, du Sauveur, de l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous, qui est la Lumière qui brille dans les ténèbres.
Il y a de ces anniversaires qu’on aimerait bien ne pas se rappeler, mais l’histoire parfois tenaille des décennies voire des siècles après, et on ne peut s’en empêcher. Se faisant, on garde, bien sûr, le mince espoir que notre génération ou les générations futures n’auront pas à vivre les événements qu’il nous peine à commémorer. Le génocide des Haïtiens en République Dominicaine, il y a 80 ans, en est un.
