Textes et Documents » Catégorie : Conditions économiques

📂 Note de la CEH sur la conjoncture actuelle

« À vous qui êtes appelés à être saints, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! »
Lettre de Saint Paul aux Romains 1:7

ceh_logo1. Nous, les évêques catholiques d’Haïti, réunis en Assemblée plénière, nous vous saluons avec déférence et affection. Nous vivons des moments difficiles dans notre histoire de peuple. Nous les voyons comme une phase critique dans notre croissance comme peuple. C’est pourquoi nous vous exhortons à ne pas vous décourager, à ne pas vous laisser désorienter, et nous sommes à vos côtés, nous cheminons avec vous.

2. Dans notre engagement comme pasteurs et comme citoyens en faveur de la défense de la dignité, de la vie, de l’avenir et de l’espérance de ce peuple, nous ne pouvons ne pas être attentifs aux maux qui ravagent notre pays et qui nous interpellent. Il faut, en effet, reconnaître aujourd’hui que notre pays est malade. Ces maux qui le rongent sont : impunité, corruption, violence des gangs armés, pour ne citer que ceux-là parmi tant d’autres. La constatation de toutes ces plaies fait surgir en nous une prise de conscience citoyenne de notre responsabilité collective du déclin de notre pays et de notre devoir de travailler ensemble à son relèvement. (suite…)

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📂 …Et le peuple paie et payera les pots cassés

Photo AP / D. Nalio CheryChaque fois que des organismes ou institutions internationaux interviennent chez nous pour nous faire des exigences qui, d’après leurs représentants, nous aideront à assainir nos finances ou réparer notre structure politique, la pagaille s’ensuit. Et le peuple paie les pots cassés.

Pour illustrer cette observation, revenons aux interventions en Haiti de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) pendant les trois dernières décades.

En 1986, après le départ du président Jean-Claude Duvalier, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) s’insurgèrent contre le taux de change fixe de notre gourde sur le marché formel et informel. Ses représentants conseillèrent au ministre des finances d’alors, Leslie Delatour, de libérer la monnaie nationale en la laissant fluctuer librement et sans aucune intervention de l’État. Ainsi débuta sa dégringolade. Elle passa, en moins d’un an, de 5 gourdes pour un dollar à 7,50 gourdes pour l’unité du billet américain. En 1989, il en fallait alors 12 gourdes. Aujourd’hui, Il faut en moyenne 66.00 gourdes pour obtenir en échange un dollar américain. (suite…)

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📂 Discours du Gouverneur de la BRH, Jean Baden Dubois, à l’occasion de l’installation du nouveau Conseil d’Administration de la BRH le 31 août 2016

Excellence Monsieur Le Premier Ministre;
Honorable Président de l’Assemblée Nationale;
Messieurs les Honorables Présidents de la Commission des Finances du Sénat de la République et de la Chambre des Députés;
Messieurs les Honorables Parlementaires;
Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances;
Monsieur le Ministre de la Justice;
Madame la Présidente de la Cour des Comptes et Du Contentieux Administratif;
Mesdames, Messieurs les Membres du Cabinet ministériel;
Chers collègues du Conseil d’Administration de la BRH;

Jean Baden Dubois lors de son discours le 31 août 2016Mesdames / Messieurs les représentants du système financier;
Cadres de la BRH;
Distingués invités;
Mesdames, Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi d’assumer la présidence du nouveau Conseil d’Administration de la Banque de la République d’Haïti, après ratification du Sénat de la République. Au nom de mes collègues, je remercie le Président de la République son Excellence Monsieur Jocelerme Privert, le Premier Ministre, son excellence Monsieur Enex Jean Charles, le Ministre de l’Economie et des Finances, Yves Bastien ainsi que les honorables sénateurs pour leur confiance en notre intégrité, en nos capacités et en notre détermination à mener à bien la tâche qui nous est confiée pour les trois prochaines années. (suite…)

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📂 Egalité entre les femmes : Une nouvelle approche sur le féminisme

Texte reçu le 30 mai 2013

Par Jean Joseph

jeanjoseph2013Le féminisme, la plus importante initiative prise par et pour les femmes, semble omettre une étape très importante dans son plan d’action. Ce qui devrait retenir, à mon sens, l’attention des tenantes de ce mouvement, reposant foncièrement sur l’émancipation de la femme. Cela ne sous-entend-t-il pas le refus de toute forme d’exclusion, née des préjugés, d’ordre socio-économique, racial et esthétique ? Autrement dit, comment les militantes féministes pourraient-elles réussir effectivement si elles n’affirment pas qu’avant même de se prononcer sur l’égalité de droit entre les hommes et les femmes, aucune femme ne doit être marginalisée ? N’est-ce pas dans ce contexte qu’il faut aborder la question de l’égalité entre les femmes indépendamment de leurs niveaux d’esprit, leurs attraits physiques, leurs biens matériels et leurs situations géographiques ? (suite…)

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📂 La tyrannie de la déraison

Texte reçu le 25 septembre 2012

Par Jean Théagène
Il est venu le temps de dire aux compatriotes haïtiens les vérités vraies, celles qui dérangent, qui handicapent, qui importunent, qui détraquent même, bref, celles qui suscitent des prises de conscience capables de ralentir la décomposition de la société haïtienne. Le temps est venu pour ceux qui ont de la voix de mettre en application le mot du Cardinal de Bernis : « Outrager est d’un fou, flatter d’un esclave. » Car, dans les deux cas, l’outrage et la flatterie ont fini par ternir la crédibilité qu’on avait dans l’épanchement des sentiments, la sincérité qu’on avait dans le cœur, la dignité dans les relations humaines.

Dignité ! Le grand mot . Je me demande souvent s’il ne serait pas bon de rajouter au préambule de notre Constitution le vocable DIGNITÉ devant l’impuissance des faiseurs d’histoire de colmater l’ambition hégémonique des colonisateurs. De 1804 à 1957, mon pays pris dans les filets de l’allégeance a cessé de marquer son allégeance à la dignité. Mais depuis, ce mot ne fleurit plus sur les banderoles des acteurs politiques, ces héros de substitution pour qui le pain passe avant l’honneur. J’ai vraiment mal en mon cœur qui saigne de voir notre pays livré aux enchères, nos vies confiées à de proches voisins, nos sites et paysages abandonnés, nos écoles remises à des maîtres obscurantistes. (suite…)

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