📂 Distribuons le blâme équitablement
📅 Texte publié le Vendredi 25 octobre 2013 à 20h13
Cette semaine et comme chaque semaine, nous avons suivi avec intérêt les événements qui se sont déroulés en Haïti et les réactions des divers secteurs du pays. Nous avons surtout essayé de comprendre certaines actions entreprises par des élus et des hauts cadres de l’administration parce qu’elles nous ont laissé perplexe n’ayant à notre avis aucune motivation logique.
Les représentants des trois pouvoirs qui devraient se laisser guider par le principe du bien commun et travailler sérieusement au bien-être de la collectivité se sont lancé dans des actions controversées qui affichent de leur part un mépris flagrant de la Constitution en vigueur et des lois qui protègent le citoyen contre l’arbitraire. (suite…)

L’Unité Nationale n’a vécu qu’un seul grand moment dans notre histoire de peuple. Elle a connu son apogée durant la campagne militaire libératrice qui a culminé à l’épopée de Vertières. Ce haut exemple d’unité autour d’un objectif ou d’un idéal a donné naissance à la première république noire indépendante fondée, au prix de lourds sacrifices humains, par une bande d’esclaves révoltés. Fait sans précédent dans l’Histoire Universelle.
Parce qu’à travers nos écrits transpire toujours notre foi sans partage dans la démocratie véritable, pour avoir tenu à distance les sornettes démagogiques, les déclarations obligées et contingentes dans cette dichotomie sociale, politique, économique qu’incarne la double nation, première République nègre du Nouveau-Monde, nos propos ne cesseront pas d’être exempts de leur fermeté coutumière. Double nation : d’un côté, les nantis des quartiers huppés et villas somptueuses, ces chevaliers dont on ne peut atteindre les demeures qu’à l’aide de ponts levis ; de l’autre, la multitude souffrante des sans-logis, des grabataires croupissant et grouillant dans les bidonvilles, ces serfs au visage émacié par l’inflation galopante, les taxes et la vie chère.
Quand méditant sur un rocher de l’île de Ste Hélène où le retenait captif la soldatesque anglaise, Napoléon Bonaparte, foudre de guerre des armées françaises, vainqueur de cinq coalitions Européennes revoyait le film de sa vie, il devait assurément se rappeler ce Général Nègre que, quelques années auparavant, il laissa mourir dans son cachot du Fort de Joux.