📂 Honneur et respect à Kettly Mars: Prix Prince Claus 2011 !
📅 Texte publié le Mardi 28 février 2012 à 20h22
Texte reçu le 27 février 2012
Par Chenald Augustin
Cela semble une tradition, un rituel : chaque lauréat du prix Prince Claus reçoit sa distinction dans son propre pays. Jeanguy Saintus, le deuxième créateur haïtien à être distingué en 2008 après Frankétienne pour l’ensemble de son oeuvre chorégraphique, a réalisé, lors de la remise du prix en 2009 par le consul général des Pays-Bas en Haïti, Rob Patberg, une grande soirée de danse à son studio-théâtre à Pétion-Ville. Quant à Kettly Mars, elle s’est vue honorée, le samedi 25 février au Karibe. Cette voix puissante de la littérature contemporaine haïtienne a été distinguée en septembre 2011 parmi 10 autres lauréats par la fondation Prince Claus pour la culture et le développement.
Kettly Mars saluée avec solennité
La cérémonie de réception du prix Prince Claus à l’auteure de « Saison sauvage » a été une vraie célébration de son oeuvre (poétique et romanesque) et de sa personnalité. Ce fut aussi une soirée où le jazz (apporté par le duo formé du pianiste néerlandais Mike del Ferro et de la chanteuse Nadège Tippenhauer), la danse, les chants traditionnels et les rythmes de tambour de l’Ensemble rythmique d’Ayikodans, se sont succédé, enchaînés, ce pour rendre le plus bel hommage à Kettly Mars. (suite…)

Au Dr. Harold Durand, Président de GRAHN-Cap-Haïtien et Vice-président Développement des chapitres de GRAHN-Haïti;
L’année 2011 tire à sa fin. Et, deux ans à peine après sa publication, le roman de Michel Soukar, Cora Geffrard(1) s’est vu décerner une mention spéciale du grand prix littéraire Caraïbes de l’Association des écrivains de langue française (ADELF). Au fait, c’est une mention spéciale pour une mission spéciale.
J’ai écrit mon premier poème sur la musique de la pluie tombant sur les toits de tôle, à l’âge de huit ans. Longtemps après, l’éblouissement ressenti ce soir-là demeure en moi, inaltérable. La littérature allait changer ma vie. Depuis, je n’ai jamais cessé d’y croire. Ma mère me raconte encore qu’elle trouvait régulièrement des poèmes, griffonnés sur des bouts de papier, dans les poches de mes pantalons. Et les petits cousins, invités à mes fêtes d’anniversaire, étaient sûrs de rapporter avec eux les cadeaux qui m’étaient offerts si ce n’étaient pas des livres…Je leur dis merci à ces objets singuliers que j’idolâtrais ainsi qu’à tous mes maîtres, les cliniciens ès lettres, dont les œuvres et la langue comblèrent mon enfance d’émerveillement et d’aventures. Ils furent nombreux à la source de ma vocation. Et aujourd’hui, j’apporte ma foi dans le culte du livre.