📂 …Et le peuple paie et payera les pots cassés
📅 Publié le Jeudi 12 juillet 2018 à 11h23
Chaque fois que des organismes ou institutions internationaux interviennent chez nous pour nous faire des exigences qui, d’après leurs représentants, nous aideront à assainir nos finances ou réparer notre structure politique, la pagaille s’ensuit. Et le peuple paie les pots cassés.
Pour illustrer cette observation, revenons aux interventions en Haiti de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) pendant les trois dernières décades.
En 1986, après le départ du président Jean-Claude Duvalier, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) s’insurgèrent contre le taux de change fixe de notre gourde sur le marché formel et informel. Ses représentants conseillèrent au ministre des finances d’alors, Leslie Delatour, de libérer la monnaie nationale en la laissant fluctuer librement et sans aucune intervention de l’État. Ainsi débuta sa dégringolade. Elle passa, en moins d’un an, de 5 gourdes pour un dollar à 7,50 gourdes pour l’unité du billet américain. En 1989, il en fallait alors 12 gourdes. Aujourd’hui, Il faut en moyenne 66.00 gourdes pour obtenir en échange un dollar américain. (suite…)
Le Centre de Spiritualité et de Santé Mentale (CESSA) organise son huitième symposium international annuel du 15 au 17 juin 2018 à l’hôtel Montana, à Pétionville, sur le thème : « Spiritualité & Santé Mentale en Haïti : Promouvoir et renforcer l’empathie dans notre Haïti blessée, traumatisée, mais résiliente. Contributions de la psychologie et de la spiritualité » sous le haut patronage académique de l’Université Notre- Dame d’Haiti (UNDH).
Ce vendredi 25 mai, nous avons eu l’opportunité d’assister à une cérémonie de collation de diplômes où 2733 jeunes d’une université de la ville de Boston célèbrent le couronnement de quatre années ou plus d’études et se préparent à intégrer, possiblement dans leur champ respectif, le marché du travail.
Il y a un peu plus d’un an, un magnat de l’immobilier, sans aucune expérience politique, est élu président des Etats-Unis. Depuis lors, on n’a pas cessé de parler de la victoire du populisme aux États-Unis. En Italie, ce dimanche 4 mars, des partis, des ligues politiques d’extrême-droite ont pu convaincre l’électorat de ce pays et évincer les partis traditionnels. L’un de ces groupes est dirigé par un jeune Napolitain de 31 ans, Luigi Di Maio, Il sera probablement le prochain premier ministre. Encore une fois, les journalistes et commentateurs politiques du monde entier n’hésitent pas à parler d’une vague populiste pour expliquer ces victoires.
Ces derniers jours, Haïti revient à la une dans les colonnes des quotidiens internationaux avec le scandale sexuel autour de la confédération d’ONGs nommée Oxfam(1). Je me demande bien si ce scandale, qui mit en cause ses employés de cet organisme brittanique, et non des moindres(2), atteindrait une telle ampleur si les Haïtiens faisaient attention à “ce qui se passe ailleurs”, menaient les enquêtes sur les organismes qui veulent s’établir en Haiti et les individus qui font de notre précieuse terre, un lieu de prédilection pour leurs « activités à caractère humanitaire ».