📂 Commission binationale de haut niveau Haïti-République Dominicaine: Déclaration de Jimaní
📅 Texte publié le Mardi 4 février 2014 à 16h20
Cette deuxième réunion témoigne de la qualité des relations entre les deux pays et leur volonté d’approfondir la coopération dans les domaines prioritaires de l’agenda bilatéral.
Les représentants des deux pays ont reconnu les progrès réalisés ainsi que le travail effectué par la Commission binationale de haut niveau.
La rencontre a eu lieu en présence des représentants internationaux, notamment du Chancelier de la République bolivarienne du Venezuela, Elias Jaua, que les deux Etats ont remercié pour son accompagnement.
La réunion a porté sur les questions touchant la migration, les douanes, la sécurité et l’environnement.
Les deux délégations ont signé des accords entre les institutions douanières, de l’agriculture, de l’environnement et de la lutte contre le trafic illicite de la drogue. (suite…)
Parce qu’à travers nos écrits transpire toujours notre foi sans partage dans la démocratie véritable, pour avoir tenu à distance les sornettes démagogiques, les déclarations obligées et contingentes dans cette dichotomie sociale, politique, économique qu’incarne la double nation, première République nègre du Nouveau-Monde, nos propos ne cesseront pas d’être exempts de leur fermeté coutumière. Double nation : d’un côté, les nantis des quartiers huppés et villas somptueuses, ces chevaliers dont on ne peut atteindre les demeures qu’à l’aide de ponts levis ; de l’autre, la multitude souffrante des sans-logis, des grabataires croupissant et grouillant dans les bidonvilles, ces serfs au visage émacié par l’inflation galopante, les taxes et la vie chère.
17 Octobre 1806 – 17 Octobre 2012 : Deux-cent six années de stupidité et de stupre depuis que le Génie de toute une race d’hommes patauge dans l’oubli coupable, l’indifférence crasse ou la finasserie trompeuse des tueurs de légendes ! Deux-cent six ans moins les quarante ans au cours desquels, les gouvernements de Pétion, de Boyer et des autres l’ont simplement ignoré ! Deux-cent six ans que ce Grand Général continue à hanter les coulisses de notre histoire comme pour nous rappeler notre impossibilité de concilier des valeurs de dignité, d’honnêteté, de prestige avec les petitesses et la cruauté de nos actes posés individuellement ou collectivement ! Deux-cent six ans de coprophilie historique qui continue à incommoder les narines immunisées des enfants du Pays Haïtien !
Décidément, la raison a perdu sa prééminence sur l’instinct et le pays que nous aimons par-dessus tout s’est transformé en un vaste jardin d’enfants, pourquoi pas une société de gamins immatures. Nos dirigeants, privés de la fraîcheur de l’imagination nous jettent à la figure ce qui a toujours été dans leurs cordes. A un peuple en proie à un sempiternel chômage lié à une tragique détresse alimentaire et médicale, au moment où l’on parle de l’imminence de fortes secousses sismiques, les rois du trompe-l’œil et de l’Entertainment prescrivent des jours gras en guise de thérapie démocratique à des gouvernés, à la vie monotone, vide de sens et même dépourvue d’importance.