📂 Frantz Carl Braun, un banquier Haitien, nie les allégations de collusion avec les gangs
📅 Texte publié le Mercredi 27 septembre 2023 à 12h21
Texte reçu le 26 septembre 2023
Parmi les membres de l’élite haïtienne sanctionnés par le Canada pour collusion avec les gangs armés qui troublent la paix et sèment la mort un peu partout dans le pays, figure le nom de Frantz Carl Braun, vice-président de la plus grande banque d’Haïti, la UNIBANK.
L’annonce a été faite récemment par la ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, qui affirmait alors que le Canada avait des raisons de croire que Frantz Carl Braun et deux autres individus, Marc Antoine Acra, ancien conseiller de l’ancien premier ministre Laurent Lamothe, et Jean-Marie Vorbe, président-directeur général d’une entreprise du secteur de l’énergie, alimentaient la violence et l’instabilité en Haïti par la corruption et d’autres actes criminels et en encourageant les activités illégales de gangs.
Comme beaucoup d’autres sanctionnés, Frantz Carl Braun nie toute implication dans une quelconque activité criminelle ou de gang et se dit « convaincu qu’une grave erreur a été commise en ce qui lui concerne ». Il l’a fait dans une lettre publique dont le texte se trouve ci-après : (suite…)
La présente pétition est une initiative citoyenne, non partisane, par laquelle, nous soussignés représentants de différents secteurs de la société haïtienne, vous signifions une fois de plus le profond désarroi de toutes les couches sociales de la vie nationale par rapport à la dégradation accélérée de la situation sécuritaire en Haïti. Nous protestons énergiquement contre la prise en otage de toute la population par des organisations criminelles, et l’inaction voire la tolérance des Autorités qui faillissent à leur obligation première d’assurer la sécurité des citoyens.
Je me suis demandé ces derniers temps pourquoi un citoyen Haïtien jouissant de toutes ses facultés mentales se lance dans la politique, et veut de surcroît devenir président de la république ou premier ministre, deux postes apparemment aux contours ingrats, où l’autorité qu’on croit détenir ou que les autres pensent qu’on détient n’est qu’un leurre.
On l’avait vu dans les années 2001-2004, et l’histoire nous rapporte les événements de la fin de l’année 1956 et des neuf premiers mois de 1957. On voulait alors se défaire d’une personne, et pour ce, on a pris les grands moyens qui se sont révélés déstabilisateurs, en ciblant tout, même ses propres partenaires.