📂 …Et le peuple paie et payera les pots cassés
📅 Texte publié le Jeudi 12 juillet 2018 à 11h23
Chaque fois que des organismes ou institutions internationaux interviennent chez nous pour nous faire des exigences qui, d’après leurs représentants, nous aideront à assainir nos finances ou réparer notre structure politique, la pagaille s’ensuit. Et le peuple paie les pots cassés.
Pour illustrer cette observation, revenons aux interventions en Haiti de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI) pendant les trois dernières décades.
En 1986, après le départ du président Jean-Claude Duvalier, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International (FMI) s’insurgèrent contre le taux de change fixe de notre gourde sur le marché formel et informel. Ses représentants conseillèrent au ministre des finances d’alors, Leslie Delatour, de libérer la monnaie nationale en la laissant fluctuer librement et sans aucune intervention de l’État. Ainsi débuta sa dégringolade. Elle passa, en moins d’un an, de 5 gourdes pour un dollar à 7,50 gourdes pour l’unité du billet américain. En 1989, il en fallait alors 12 gourdes. Aujourd’hui, Il faut en moyenne 66.00 gourdes pour obtenir en échange un dollar américain. (suite…)

Le féminisme, la plus importante initiative prise par et pour les femmes, semble omettre une étape très importante dans son plan d’action. Ce qui devrait retenir, à mon sens, l’attention des tenantes de ce mouvement, reposant foncièrement sur l’émancipation de la femme. Cela ne sous-entend-t-il pas le refus de toute forme d’exclusion, née des préjugés, d’ordre socio-économique, racial et esthétique ? Autrement dit, comment les militantes féministes pourraient-elles réussir effectivement si elles n’affirment pas qu’avant même de se prononcer sur l’égalité de droit entre les hommes et les femmes, aucune femme ne doit être marginalisée ? N’est-ce pas dans ce contexte qu’il faut aborder la question de l’égalité entre les femmes indépendamment de leurs niveaux d’esprit, leurs attraits physiques, leurs biens matériels et leurs situations géographiques ?
Décidément, la raison a perdu sa prééminence sur l’instinct et le pays que nous aimons par-dessus tout s’est transformé en un vaste jardin d’enfants, pourquoi pas une société de gamins immatures. Nos dirigeants, privés de la fraîcheur de l’imagination nous jettent à la figure ce qui a toujours été dans leurs cordes. A un peuple en proie à un sempiternel chômage lié à une tragique détresse alimentaire et médicale, au moment où l’on parle de l’imminence de fortes secousses sismiques, les rois du trompe-l’œil et de l’Entertainment prescrivent des jours gras en guise de thérapie démocratique à des gouvernés, à la vie monotone, vide de sens et même dépourvue d’importance.