📂 Bonjour Liberté!
📅 Texte publié le Dimanche 14 juillet 2013 à 0h34
Texte reçu le 11 juillet 2013
Par Jean L. Théagène
En faisant du 14 Juillet, date de la prise de La Bastille, de l’éruption par le bas peuple d’une prison séculaire, le jour le plus important de son calendrier, La France, a voulu, sans nul doute, signifier au monde l’attachement irréversible de son destin à la cause de la Liberté. Terre de Gaulois frondeurs et fonceurs qui n’hésitèrent pas à bousculer les lignes romaines dans l’étau des guerres d’expansion, Patrie de Vercingétorix, des Mérovingiens, des Carolingiens, de Ferdinand de Lesseps, de Louis Pasteur, de Napoléon Bonaparte, La France ne serait pas La France si elle n’avait ajouté à son palmarès ce nettoyage à grandes eaux des écuries crasseuses de son histoire. En effet, en ce matin de 14 Juillet, Paris en ébullition et en flamme ébranla l’édifice multiséculaire de l’absolutisme royal en lui opposant la force montante des députés du tiers.
Réunis d’abord en Assemblée Nationale ensuite en Constituante, ces Parlementaires, fatigués des excès de la noblesse et des fastes de la Couronne finirent par imposer leurs vues aux responsables politiques de l’époque. Expression de la colère soulevée par les frustrations de toutes sortes, la prise de la Bastille, forteresse construite à Paris, porte Saint Antoine qui, de Citadelle militaire était devenue prison d’État, marquait la rupture brutale avec les symboles de l’arbitraire royal. Un mauvais sort était fait aux tabous. (suite…)

Mgr François Ligondé, archevêque émérite de Port-au-Prince, décédé ce lundi 8 avril 2013,se retrouvait malgré lui au centre d’une guerre larvée générée par la passion morbide des opposants au régime de Duvalier. Prononcées d’abord en huis-clos, les dénonciations devinrent publiques dans les années 70 et s’intensifièrent à la suite du mariage du président Jean-Claude Duvalier et de la divorcée Michèle Bennett. Ces opposants ne lui pardonnaient jamais d’avoir accepté de célébrer ces noces, et d’avoir surtout publié auparavant une lettre pastorale démontrant la nullité canonique du précédent mariage de la future première dame.
17 Octobre 1806 – 17 Octobre 2012 : Deux-cent six années de stupidité et de stupre depuis que le Génie de toute une race d’hommes patauge dans l’oubli coupable, l’indifférence crasse ou la finasserie trompeuse des tueurs de légendes ! Deux-cent six ans moins les quarante ans au cours desquels, les gouvernements de Pétion, de Boyer et des autres l’ont simplement ignoré ! Deux-cent six ans que ce Grand Général continue à hanter les coulisses de notre histoire comme pour nous rappeler notre impossibilité de concilier des valeurs de dignité, d’honnêteté, de prestige avec les petitesses et la cruauté de nos actes posés individuellement ou collectivement ! Deux-cent six ans de coprophilie historique qui continue à incommoder les narines immunisées des enfants du Pays Haïtien !