Textes et Documents » Catégorie : Conditions sociales

📂 Message de la Conférence Haïtienne des Religieux (CHR): Aux Religieux et Religieuses, aux Chrétiens de bonne volonté

Le texte suivant émanant de la CHR et publié le mardi 21 avril 2026, dénonce la souffrance profonde qu’endure Haïti, devenue un pays ravagé par la violence, une déshumanisation visqueuse et l’effondrement moral.

La nation semble glisser vers l’irréparable, et comme d’habitude les plus pauvres paient les frais de cette cruelle situation. Dans le texte, la condamnation de cette morbide volonté de transformer ce morceau de terre que nous a légué nos Pères, en un désert d’humanité est sans appel.

Pour endiguer le mal découlant d’une telle volonté, elle lance un appel aux dirigeants, élites, éducateurs, chrétiens et jeunes. Elle les invite à se montrer solidaires par des engagements concrets, ce, pour le bien commun. Enfin, elle invite à l’espérance chrétienne, affirmant que Dieu n’a pas créé Haïti pour la destruction mais pour la vie, et que, sous la protection de Notre Dame du Perpétuel Secours, Haïti doit renaitre.

Ci-aprés, le texte en question…

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📂 Position de la Conférence Épiscopale d’Haïti (CEH) sur la crise sécuritaire du pays et l’Avant-projet de Constitution de 2025

Texte reçu le 23 juillet 2025

Frères et sœurs haïtiens,
Hommes et femmes de bonne volonté,

1 Alors que notre pays sombre chaque jour davantage dans un chaos généralisé, et qui s’effondrent un à un les piliers de la vie sociale et politique, nous, évêques catholiques d’Haïti, ressentons plus que jamais l’urgence d’adresser une parole prophétique pour que « le droit jaillisse comme une source; et la justice, comme un torrent qui ne tarit jamais! » (Amos 5, 24).
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📂 Note de l’Archevêque de Port-au-Prince manifestant sa proximité spirituelle et son soutien moral à ses frères et sœurs de la Vie Consacrée

Cette note émane de l’archevêque Métropolitain de Port-au-Prince, Monseigneur Max Leroys Mésidor, et est adressée aux religieux et religieuses qui, comme la majorité des habitants de la région métropolitaine de Port-au-Prince, sont obligés d’abandonner leurs communautés, leurs centres d’apostolat et fermer leurs écoles, pour échapper aux violences des groupes criminels qui assiègent la capitale.

« C’est une réalité incroyable », reconnait-il.

Tout en les assurant de sa proximité spirituelle et de son soutien moral, il les exhorte à garder leur foi et à se montrer résilients face à l’adversité.

Texte reçu le lundi 31 mars 2025

Port-au-Prince, 30 mars 2025

« Nous sommes pourchassés, mais pas abandonnés; terrassés mais pas anéantis »
(2e Lettre aux Corinthiens 4, 9)

Je voudrais faire miennes ces paroles de Saint Paul pour vous saluer paternellement et fraternellement en ces moments douloureux.

Symbole de l'Archidiocése de Port-au-PrinceNous sommes en train de vivre l’un des pires moments de notre histoire de peuple. Pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, je me garde d’énumèrer tout ce que vous êtes en train d’endurer comme conséquence de l’intensité de l’insécurité généralisée qui est le lot de nos compatriotes depuis plusieurs années. Toutefois, je ne peux m’empêcher de relater ces quelques événements de ces deux dernières semaines: (suite…)

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📂 Note de l’Office de la Protection du Citoyen

Crise de carburant et éventuelle catastrophe humanitaire en Haiti :
Une frande de la communauté internationale sera tenue pour responsible par omission.

L’Office de la Protection du Citoyen (OPC), Institution Nationale indépendante de promotion et de protection des Droits Humains, exprime son inquiétude et sa vivre préoccupation face à la persistance de la rareté de carburant sur le marché national. Cette situation, avec des causes et conséquences multiples, paralyse les différentes activités et entrave le fonctionnement régulier des hôpitaux et centres dispensaires à travers le pays. (suite…)

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📂 Le peuple face aux grandes obscénités de cet été

Il a été un président impopulaire et très controversé, mais il était, faute de mieux, le président d’Haïti. Des mercenaires étrangers sont entrés chez lui, un endroit réputé sacrosaint, et l’ont assassiné avec une violence abjecte. Plus d’un mois après cet acte crapuleux, on n’arrive toujours pas, malgré des arrestations, à identifier clairement les auteurs intellectuels du crime. Pourtant, ils se remuent et font, à travers des tiers, des menaces sur ceux chargés à un titre quelconque du dossier et de l’enquête.

Ceux et celles qui s’en réjouissent, et nous sommes sûrs qu’ils ne se comptent pas uniquement parmi certaines franges des élites du pays, n’ont pas ce petit brin d’orgueil patriotique qui aiguille et pousse à la révolte quand un compatriote, et pas des moindres, devient la victime de rapaces étrangers, et ce, nonobstant les divergences qu’on pourrait avoir avec lui. Ils sont décidément étanches au flux de la dignité nationale. (suite…)

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