📂 Les silences de l’histoire contemporaine
📅 Texte publié le Dimanche 19 janvier 2014 à 11h01
Texte reçu le 15 décembre 2013
Par le Dr Jean L. Théagène
S’il est du devoir d’une presse responsable de renseigner et d’informer , l’esprit avisé conçoit que cet enseignement suppose l’autorité de l’expérience et l’affirmation d’un savoir auquel nul ne peut s’y opposer.
Parce que l’Église catholique apostolique romaine, n’est pas exclusivement le fait du religieux et que le concours du laïque lui a toujours été précieux, à la manière de Blaise Pascal, dans Les Provinciales, donnant une leçon aux Jésuites en 1656, je me sens le devoir impérieux et pressant de donner la réplique aux contempteurs du Clergé indigène qui, affublés d’un anti-duvaliérisme rétrograde, ne s’embarrassent d’aucun scrupule pour cracher sur tout ce qui est beau, grand, et noble.
Bien avant le Concordat de 1860, les leaders de la Révolution de Praslin préconisaient l’urgence d’un clergé national. Si l’on se réfère à la correspondance du Père Eugène Tisserand, jusqu’au lendemain du Concordat, un secteur de l’opinion publique en faisait son cheval de bataille et même le Pouvoir haïtien, à des époques différentes, revenait sur la question du recrutement des membres du clergé indigène. C’était l’époque où la notion de patrie avait encore un sens pour l’Haïtien. (suite…)


Mgr François Ligondé, archevêque émérite de Port-au-Prince, décédé ce lundi 8 avril 2013,se retrouvait malgré lui au centre d’une guerre larvée générée par la passion morbide des opposants au régime de Duvalier. Prononcées d’abord en huis-clos, les dénonciations devinrent publiques dans les années 70 et s’intensifièrent à la suite du mariage du président Jean-Claude Duvalier et de la divorcée Michèle Bennett. Ces opposants ne lui pardonnaient jamais d’avoir accepté de célébrer ces noces, et d’avoir surtout publié auparavant une lettre pastorale démontrant la nullité canonique du précédent mariage de la future première dame.