📂 Cynisme et opportunisme à outrance
📅 Texte publié le Lundi 9 juin 2014 à 15h54
On dit toujours qu’il faut être un cynique pour faire de la politique. Cet adage résume bien un des événements majeurs des premiers jours de ce mois de juin.
Une rencontre entre la présidence et les leaders du sénat s’est terminée sans que les partis aient trouvé une solution aux problèmes qui motivaient le déplacement, avec les représentants de chaque groupe s’invectivant et rejetant, sur les ondes, le blâme sur l’autre. Ce que le peuple a compris, c’est que les deux partis s’y sont rendus sans aucune intention de négocier les points litigieux sur les prochaines élections, l’organisme chargé de les organiser et l’Accord dit d’ « El Rancho ».
La rencontre prouve que le cynisme qui habite le cœur de nos politiciens continue à se scléroser. Elle cache également quelque chose de beaucoup plus dangereux pour la nation. Nos élus, aux postes les plus élevés de l’État, sont incapables de prendre par eux-mêmes des décisions en se laissant guider uniquement par la perspective du bien commun, le rétablissement de la souveraineté de la nation et une amélioration de la situation chaque jour plus grave de la majorité vulnérable. (suite…)
La semaine écoulée, certains bonzes éternels de la politique haïtienne, sur les ondes d’une station de radio de la capitale, sont montés au créneau et ont sorti leur verve des grands jours d’exaltation pour fustiger le comportement des hommes au pouvoir. Il est vrai que de 86 à nos jours, ils ont été de tous les combats, toujours en position d’arrière-garde et surtout prêts à brandir en absence de tout danger, l’oriflamme des victoires faciles. Mais, de leurs propos et de leurs critiques, qu’en ont fait l’Exécutif et le Législatif ? Encore, c’est le mutisme d’une agonie prolongée comme seule sait en infliger l’ethnie nègre. Et c’est dommage pour un pays de griots coutumiers des longs palabres, à l’ombre des mapous feuillus.
Vingt-six ans après le 7 Février qui croyait initier : « L’Ère des Lumières » dans les ténèbres historiques, que deux siècles d’événements n’ont pas su dissiper, la Nation Haïtienne se retrouve au point mort. Pis encore, elle est en pleine régression jusqu’à perdre son droit de choisir « les meilleurs d’entre nous » pour nous diriger. S’il fut un temps où les Chefs d’État, les Parlementaires, les Ministres, les Diplomates, les Généraux haïtiens payaient de mine et exhibaient un curriculum vitæ répondant aux attentes de la classe politique, de nos jours, n’importe quel minus peut s’improviser n’importe quoi. L’échelle des valeurs est à proprement parler, renversée de son socle. Et tant qu’elle ne sera pas rétablie et que l’exemple ne viendra pas du haut de la pyramide sociale, le Pays continuera à végéter dans les marigots de l’Histoire.
Vous êtes tenus, à l’égal du simple citoyen, au respect des civilités courantes, telles la politesse, la courtoisie, la tolérance qui balisent la proximité et la convivialité humaines.
L’année 2011 tire à sa fin. Et, deux ans à peine après sa publication, le roman de Michel Soukar, Cora Geffrard(1) s’est vu décerner une mention spéciale du grand prix littéraire Caraïbes de l’Association des écrivains de langue française (ADELF). Au fait, c’est une mention spéciale pour une mission spéciale.