📂 Arrêtez, fossoyeurs. Le peuple en a assez!
📅 Texte publié le Dimanche 5 février 2012 à 13h40
Texte reçu le 4 février 2012
Dr. Jean L. Théagène
Vingt-six ans après le 7 Février qui croyait initier : « L’Ère des Lumières » dans les ténèbres historiques, que deux siècles d’événements n’ont pas su dissiper, la Nation Haïtienne se retrouve au point mort. Pis encore, elle est en pleine régression jusqu’à perdre son droit de choisir « les meilleurs d’entre nous » pour nous diriger. S’il fut un temps où les Chefs d’État, les Parlementaires, les Ministres, les Diplomates, les Généraux haïtiens payaient de mine et exhibaient un curriculum vitæ répondant aux attentes de la classe politique, de nos jours, n’importe quel minus peut s’improviser n’importe quoi. L’échelle des valeurs est à proprement parler, renversée de son socle. Et tant qu’elle ne sera pas rétablie et que l’exemple ne viendra pas du haut de la pyramide sociale, le Pays continuera à végéter dans les marigots de l’Histoire.
« Vulnerant omnes, ultima necat ». Ces lignes auront, sans doute, la vertu de faire sourire plus d’un, de soulever l’ironie des autres et même susciter une franche hostilité chez plusieurs. Toujours est-il qu’elles ne pourront pas laisser indifférents ceux qui pour s’être tenus près de la bête, en ont gardé les stigmates originelles ou quelques soubresauts. (suite…)
Vous êtes tenus, à l’égal du simple citoyen, au respect des civilités courantes, telles la politesse, la courtoisie, la tolérance qui balisent la proximité et la convivialité humaines.
L’année 2011 tire à sa fin. Et, deux ans à peine après sa publication, le roman de Michel Soukar, Cora Geffrard(1) s’est vu décerner une mention spéciale du grand prix littéraire Caraïbes de l’Association des écrivains de langue française (ADELF). Au fait, c’est une mention spéciale pour une mission spéciale.
L’heure est grave et le pays ne peut plus se contenter de déclaration d’intention encore moins de promesses contraignantes. Depuis la nuit des temps, le sous-développement et ses problèmes ont toujours été un casse-tête chinois exigeant une volonté ferme de comprendre d’abord l’imbroglio et de trouver ensuite les moyens d’harmoniser les intérêts discordants des éternels trouble-fêtes d’une société.
La légèreté déconcertante qu’affichent les détenteurs d’une certaine autorité dans ce jeu prométhéen d’un nouveau genre prouve une fois de plus qu’ils ne sentent même pas que l’avenir de la nation est lié à l’à propos de leurs interventions publiques. Qu’importe que le moment se prête aux jeux stupides des intérêts ou aux chassés-croisés de censeurs insensés ! Qu’importe le vrai mobile des politiciens protéiformes ! Les gangsters sanguinaires regroupés en associations mafieuses ne réalisent pas que le pays en a marre et que de nos jours, dans le ciel noir d’Haïti, le fond de l’air est rouge et les ombres de la nuit bleue se colorent.