📂 Appel à la Nation : 39 ans de la Constitution de 1987
📅 Texte publié le Samedi 28 mars 2026 à 20h35
✍ Note de Haiti-Référence:
Ce texte très vigoureux de Simon Dieuseul Desras, un ancien sénateur de la République et, un temps, président du grand corps, a été rendu public à la veille du jour marquant le 39e anniversaire de la ratification de la Constitution haïtienne de 1987 qui fut un pacte sacré. Cette Constitution, qui suscita tant d’espoirs, fut pourtant trahie par la majorité des gouvernements qui se sont succédé et qui a conduit finalement à l’effondrement de toutes les institutions élues et, ces derniers temps, la montée d’un exécutif sans contrôle.
L’auteur dénonce le soi-disant « Pacte de Gouvernabilité », à ses yeux, un instrument illégal et unilatéral de captation du pouvoir par l’actuel premier ministre et chef d’un exécutif monocéphale, Alix Fils-Aimé et ses alliés, les accusant de flou constitutionnel, d’absolutisme et de kleptocratie tandis que la population fait face quotidiennement à l’insécurité, et endure la misère et des déplacements forcés et indus.
Son texte décrit également une Haïti plongée dans un vide institutionnel, avec un Parlement inexistant, une justice paralysée, et la souveraineté populaire prise en otage. Il appelle la jeunesse, la société civile et toutes les forces vives à rejeter les solutions imposées, à reconquérir l’ordre constitutionnel et à reconstruire la nation grâce à la solidarité citoyenne, et un engagement renouvelé envers l’esprit du 29 mars 1987.

La crise institutionnelle que vit Haïti est le résultat direct des actions des forces endogènes du pays et de la communauté internationale.
Il y a un peu plus d’un an, un magnat de l’immobilier, sans aucune expérience politique, est élu président des Etats-Unis. Depuis lors, on n’a pas cessé de parler de la victoire du populisme aux États-Unis. En Italie, ce dimanche 4 mars, des partis, des ligues politiques d’extrême-droite ont pu convaincre l’électorat de ce pays et évincer les partis traditionnels. L’un de ces groupes est dirigé par un jeune Napolitain de 31 ans, Luigi Di Maio, Il sera probablement le prochain premier ministre. Encore une fois, les journalistes et commentateurs politiques du monde entier n’hésitent pas à parler d’une vague populiste pour expliquer ces victoires.