📂 C’est à eux d’avoir honte
📅 Texte publié le Vendredi 12 janvier 2018 à 16h49
Aujourd’hui ramène le 8ème anniversaire de cette fatidique journée à la fin de laquelle des milliers de vies ont été terrassées, des infrastructures qui faisaient notre fierté détruites, laissant les survivants désemparés, et des parents se trouvant à l’extérieur du pays éperdus de douleur.
Ce 12 janvier serait pour nous une journée de réflexions sur les attentes et espoirs immédiatement post-sismiques non encore comblés:
• Attente d’une ré-urbanisation des villes affectées sans l’hypertrophie urbanistique d’avant;
• Attente d’un programme d’éducation et de prévention pour éviter, en cas d’un similaire désastre, tant de pertes;
• Attente d’un nouveau « contrat social » des composantes de la société civile qui tiendrait compte de l’instauration de l’ordre sociale et des revendications populaires de dignité et d’honneur;
• Espoir des familles refugiés encore dans les camps de fortune de reprendre une vie normale.
(suite…)
Hier, mercredi 11 janvier, j’ai relu une lettre qui m’a été envoyée par une cousine deux semaines après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Elle me racontait alors son vécu et me faisait part de ses émotions pendant et après ces moments uniques et terrifiants. Elle s’en est sortie avec le visage tuméfié et un trou dans la tête. Elle dormait d’abord à la belle étoile avant de trouver réfuge sous une tente à la tombée de la nuit et pendant quelques jours.
En conversation avec un ami compatriote récemment, le sujet de la commémoration du 5è anniversaire du tremblement de terre du 12 janvier 2010 fut soulevé. Il nous a tout simplement conseillé d’oublier et, comme on dit dans le vernaculaire américain « To go on with our life ».
1. Le séisme du 12 janvier 2010 a terriblement frappé notre société, causant un nombre impressionnant de morts, entraînant de milliers d’orphelins, de personnes porteuses de handicaps, de sans-abri, de marginalisés, de déplacés internes, de migrants et de réfugiés. De nombreux édifices et maisons dans plusieurs villes du pays ont été effondrés ou endommagés. Ce tableau sombre avait suscité un élan réconfortant de solidarité nationale et internationale.