📂 12 janvier 2010: Quinze ans après
📅 Texte publié le Samedi 11 janvier 2025 à 13h22

Prise le 12 janvier 2011
Mardi 12 janvier 2010
Un jour que nous aimerions bien oublier, enfouir dans la fosse commune de notre inconscient, comme on avait déposé cette année-là dans la fosse commune de Titanyen, sans décorum funèbre, des milliers de corps déchiquetés, mélangés aux matériaux qui composaient l’ossature des maisons et édifices effondrés par le séisme.
Mardi 12 janvier 2010. Heure: 16:53
Peu de temps après cette heure de chambardement et dans les journées suivantes à Port-au-Prince, dans des zones avoisinantes et dans les villes sous lesquelles passaient les ondes sismiques à ce moment précis, nous avions découvert l’ampleur des dégâts. Mais au-delà de l’effondrement des édifices emblématiques (palais national, palais de justice, parlement, les cathédrales de l’Église catholique et de l’Église épiscopale, pour ne citer que ceux-là), de l’horreur des vies terrassées, et des images de corps coincés sous les décombres, nous avions également vu des rêves détruits, des projets de vie évanouis. (suite…)
D’une épreuve à l’autre, notre peuple vit son histoire comme celle d’une existence marquée par une grande souffrance. Le séisme qui a frappé le pays ce samedi 14 août, de magnitude 7.2, a inscrit dans notre mémoire collective une nouvelle date sinistre.
Haiti fait face à un autre désastre, et les mêmes arguments sont repris par certains qui veulent nous faire croire que nous sommes maudits. Que notre malédiction remonte au jour où Boukman, cet esclave lettré et révolté conduisit une cérémonie au Bois-Caïman.
J’étais à une courte distance de mon domicile, revenant du boulot, quand ce grand malheur frappa Haiti, ce mardi 12 janvier 2010. Quand j’ouvris la porte, les membres de ma famille m’accueillirent avec la nouvelle du désastre. La chaîne de télévision CNN venait juste d’annoncer, par un flash spécial, qu’un séisme de grande magnitude avait frappé Haïti et les présentateurs promettaient de plus amples détails.