📂 Hommage de Karim Akouche de la Traversée à l’écrivain Gary Klang
📅 Texte publié le Mercredi 2 novembre 2011 à 11h56
L’écrivain Gary Klang a été doublement honoré le samedi dernier, 29 octobre 2011, par la Kabylie (Algérie), via la troupe la Traversée, d’une part ainsi que par le premier ministre du Québec, Jean Charest, et le Gouvernement québécois.
Ces hommages amplement mérités rejaillissent sur Haïti et toute la littérature haïtienne.
Ci-après l’hommage de Karim Akouche de la Traversée.
Texte reçu le 1er novembre 2011,
Courtoisie d’Alix Renaud et de Denise Bernhardt, SPF – Déléguée pour Haïti
À qui veut définir mon ami, mon frère, Gary Klang, je demande que l’on retienne au moins deux grâces, celle de la langue et celle du sens. Sa plume est ciselée. Sa verve est sagace. Avec une dextérité singulière, il a trempé sa plume dans le soleil, le sang et larmes de son île. Non, sans aucune tristesse, car, il a su marier tour à tour, et avec brio, la force poétique d’Apollinaire, la noirceur de Céline, l’humour grivois, mais attendrissant, de Rabelais et l’absurde de Camus.
Depuis son premier recueil, Ex-île, jusqu’à son dernier, Toute terre est prison, en passant par ses romans, L’île aux deux visages, œuvre de référence pour qui veut comprendre la grandeur et la décadence
de l’île, L’adolescent qui regardait passer la vie, son essai, Je ne veux pas mourir chauve à Montréal, son recueil de nouvelles, Kafka m’a dit, et bien d’autres livres que je ne citerai pas ici, Gary a su combiner les mots, inventer des concepts originaux et façonner des personnages insolites. (suite…)
Ce n’est pas un point de religion que nous voulons soulever à travers ces lignes encore moins une thèse biblique ou philosophique que nous voulons soutenir. Mais à voir le spectacle d’un monde en déshérence et qui, même ainsi, parvient à établir des étapes dans cette espèce de déliquescence soutenue au bénéfice de certains et au détriment des autres, on se surprend à se poser des questions qui souvent restent sans réponse.

Avec Échos en fuite, Josaphat-Robert Large renoue avec la poésie, genre qu’il avait délaissé depuis les années 1990 pour se consacrer au roman, peut-être le genre littéraire le plus représentatif de notre monde moderne. Dans cette veine, il a publié des textes de fiction qui
J’ai une vague intuition que les Haïtiens en général (toutes classes sociales confondues) se fichent de la question des langues et particulièrement de la question de la langue créole en Haïti. Les débats incessants et chargés d’émotion qui surgissent régulièrement à propos de l’opposition traditionnelle français-créole peuvent faire illusion mais je les considère comme l’arbre qui cache la forêt.