📂 Notre-Dame du Perpétuel Secours
📅 Texte publié le Samedi 25 juin 2011 à 16h51
Texte reçu le 26 juin 2011
Par Monseigneur Guy A. Sansaricq
Le 27 Juin ramène la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours. La Vierge Marie reçut ce titre spécial à partir d’une icône (image sacrée) très ancienne d’origine grecque. Cette icone obtint très vite la réputation d’être miraculeuse. Elle fut transportée à Rome, placée dans une basilique sur la via Merulana et confiée à la garde des Pères Rédemptoristes.
Haiti a été consacrée à Notre Dame du Perpétuel Secours le 8 Décembre 1942 par Mgr. Le Gouaze, archevêque de Port-au-Prince, entouré des évêques des quatre autres diocèses du pays. De son côté, le peuple haïtien se rappelle ce miracle du 15 août 1884 quand une grave épidémie de petite vérole sévissant à Port-au-Prince cessa soudainement grâce á l’intercession de Notre Dame du Perpétuel Secours.
Une icône est une peinture qui essaie de représenter artistiquement un mystère de la foi. Regardons bien l’icône en question dans le but de capter le message qu’elle proclame. (suite…)
Que peut représenter aujourd’hui pour un pays qui ne l’est plus, l’emblème d’étoffe qui flotte tous les jours au mât des édifices publics ? Quel sens donner encore au drapeau haïtien dont le 18 Mai rappelle la création dans cette enceinte féconde de l’Arcahaie giboyeuse à souhaits ? Quel symbolisme dégager de cette charge d’émotion ressentie par tous ceux qui, au hasard de leurs quotidiennetés, se retrouvent immobilisés en pleine rue, contemplant le frisselis du vent dans le tissu léger, témoin muet de tant d’horreurs liées à la fièvre des combats d’indépendance ? Ceux qui n’ont pas vécu, même en souvenirs ou en rêves, l’intensité des luttes de l’Aïeul désarmé face aux troupes aguerries du Conquérant Napoléon, ceux qui n’ont pas connu ou ne connaissent pas la violence des vibrations intérieures induites par la magie des hymnes nationaux dans l’espace ouvert des arènes simplement sportives, ceux qui ont pris depuis quelque temps, l’habitude sordide de la génuflexion ou de l’aplaventrisme devant les dieux de chair appelés à s’abimer dans des destins de poussière, ceux qui ne peuvent plus regarder le Soleil en face pour avoir trop traîné dans les grottes sombres des chiroptères et des coléoptères, ceux-là ne pourront jamais comprendre la profondeur de ces mots qui nous renvoient malgré nous à trois siècles d’histoire.
Alors qu’on pensait que l’année 2003 fut celle de tous les malheurs(1) et que notre pays avait alors atteint le fond de l’abime, l’année qui est en train de s’achever nous fait découvrir des couches souterraines jusque là insoupçonnées. 2010 a donc remporté à ce point l’infâme palme dans la catégorie de : «annus horribilis».