📂 Message de la Conférence Haïtienne des Religieux (CHR): Aux Religieux et Religieuses, aux Chrétiens de bonne volonté
📅 Texte publié le Mardi 21 avril 2026 à 17h31
Le texte suivant émanant de la CHR et publié le mardi 21 avril 2026, dénonce la souffrance profonde qu’endure Haïti, devenue un pays ravagé par la violence, une déshumanisation visqueuse et l’effondrement moral.
La nation semble glisser vers l’irréparable, et comme d’habitude les plus pauvres paient les frais de cette cruelle situation. Dans le texte, la condamnation de cette morbide volonté de transformer ce morceau de terre que nous a légué nos Pères, en un désert d’humanité est sans appel.
Pour endiguer le mal découlant d’une telle volonté, elle lance un appel aux dirigeants, élites, éducateurs, chrétiens et jeunes. Elle les invite à se montrer solidaires par des engagements concrets, ce, pour le bien commun. Enfin, elle invite à l’espérance chrétienne, affirmant que Dieu n’a pas créé Haïti pour la destruction mais pour la vie, et que, sous la protection de Notre Dame du Perpétuel Secours, Haïti doit renaitre.
Ci-aprés, le texte en question…

Nous sommes en train de vivre l’un des pires moments de notre histoire de peuple. Pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, je me garde d’énumèrer tout ce que vous êtes en train d’endurer comme conséquence de l’intensité de l’insécurité généralisée qui est le lot de nos compatriotes depuis plusieurs années. Toutefois, je ne peux m’empêcher de relater ces quelques événements de ces deux dernières semaines:
L’Office de la Protection du Citoyen (OPC), Institution Nationale indépendante de promotion et de protection des Droits Humains, exprime son inquiétude et sa vivre préoccupation face à la persistance de la rareté de carburant sur le marché national. Cette situation, avec des causes et conséquences multiples, paralyse les différentes activités et entrave le fonctionnement régulier des hôpitaux et centres dispensaires à travers le pays.
Il a été un président impopulaire et très controversé, mais il était, faute de mieux, le président d’Haïti. Des mercenaires étrangers sont entrés chez lui, un endroit réputé sacrosaint, et l’ont assassiné avec une violence abjecte. Plus d’un mois après cet acte crapuleux, on n’arrive toujours pas, malgré des arrestations, à identifier clairement les auteurs intellectuels du crime. Pourtant, ils se remuent et font, à travers des tiers, des menaces sur ceux chargés à un titre quelconque du dossier et de l’enquête.