📂 Note de la CEH sur la conjoncture actuelle
📅 Texte publié le Vendredi 28 septembre 2018 à 23h03
1. Nous, les évêques catholiques d’Haïti, réunis en Assemblée plénière, nous vous saluons avec déférence et affection. Nous vivons des moments difficiles dans notre histoire de peuple. Nous les voyons comme une phase critique dans notre croissance comme peuple. C’est pourquoi nous vous exhortons à ne pas vous décourager, à ne pas vous laisser désorienter, et nous sommes à vos côtés, nous cheminons avec vous.
2. Dans notre engagement comme pasteurs et comme citoyens en faveur de la défense de la dignité, de la vie, de l’avenir et de l’espérance de ce peuple, nous ne pouvons ne pas être attentifs aux maux qui ravagent notre pays et qui nous interpellent. Il faut, en effet, reconnaître aujourd’hui que notre pays est malade. Ces maux qui le rongent sont : impunité, corruption, violence des gangs armés, pour ne citer que ceux-là parmi tant d’autres. La constatation de toutes ces plaies fait surgir en nous une prise de conscience citoyenne de notre responsabilité collective du déclin de notre pays et de notre devoir de travailler ensemble à son relèvement. (suite…)
1. Nous, les Évêques Catholiques d’Haïti, condamnons fermement ce qui s’est passé au moment de la célébration des funérailles du Père Joseph Simoly à la Cathédrale transitoire de Port-au-Prince. Des agitateurs, de toute évidence manipulés, n’ayant aucun lien avec les familles spirituelle et biologique du regretté Père Joseph Simoly, ont tenté d’instrumentaliser cette célébration en faisant du tapage à l’intérieur de l’église, espace sacré, inviolable.
1. Nous vous saluons avec les paroles d’espérance et de consolation prononcées par le prophète Isaïe pour encourager le peuple qui vivait un moment difficile et traumatisant de son histoire : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi… » (Isaïe 9, 1.3). Elles annoncent l’événement central de la venue, dans son histoire tragique, du Messie, du Sauveur, de l’Emmanuel, le Dieu-avec-nous, qui est la Lumière qui brille dans les ténèbres.
1) Le 3 décembre prochain, 1er dimanche de l’Avent, la nouvelle formule du « Notre Père » entrera officiellement en vigueur dans toute forme de liturgie publique. Les fidèles catholiques seront invités à dire désormais «Ne nous laisse pas entrer en tentation» au lieu de « Ne nous soumets pas à la tentation ». L’Église croit comme elle prie. Si l’ancienne traduction du Notre Père nous interroge parce que l’on peut comprendre que Dieu nous éprouve en nous sollicitant au mal, la nouvelle est plus en accord avec le sens du texte et surtout avec le visage du Père que Jésus nous a révélé : « Dieu n’éprouve pas le mal, il n’éprouve non plus personne » (Jacques 1, 13).