📂 Réhabilitation de l’Armée: Intervention du Lieutenant-Général Prosper Avril
📅 Texte publié le Vendredi 21 juillet 2017 à 18h00
Contrairement à nos habitudes, nous publions le texte suivant paru dans le quotidien Le Nouvelliste avec la permission de l’auteur, Lieutenant-Général Prosper Avril, ancien président provisoire d’Haiti du 18 septembre 1988 au 10 mars 1990 pour son contenu historique. Le processus de réhabilitation de l’armée d’Haiti débutée ce mois a déjà suscité bien des commentaires. L’initiative est applaudie par certains et dénoncée par d’autres…
Par Prosper Avril
Cependant, de nos jours, beaucoup de mes concitoyens font encore état de leurs préoccupations concernant cette décision. Ils évoquent généralement, à ce propos, deux craintes majeures: celle d’une résurgence du phénomène des coups d’État militaires qui ont traumatisé le pays dans le passé, et celle de voir réapparaître des cas de violation des droits des citoyens de la part de certains militaires dans l’accomplissement de leurs tâches (Lame koudeta, lame kraze zo).
Une armée sans mission, a dit récemment un officiel américain en visite dans le pays, est susceptible de se transformer en un atelier de démons. Cette pensée tout à fait judicieuse devait être considérée comme un conseil salutaire.
L’absence d’une mission bien définie ou l’attribution d’une mission nocive à une force armée aura certainement des conséquences néfastes sur le comportement de ses membres. (suite…)

Premye mo m ap di nou maten an se MÈSI !
Si dans un pays démocrate ou aux velléités démocrates l’accès à la première magistrature de l’état est accessible à tout citoyen respectueux de la loi moyennant certains requis civiques, moraux et une éducation solide, des membres de certains groupes, de par leur culture politique, leur vocation, leur état d’esprit sont généralement destinés à l’échec si jamais ils parviennent à cette position. C’est le cas des hommes d’affaires et de tous ceux aux égos exagérément disproportionnés.
Hier, mercredi 11 janvier, j’ai relu une lettre qui m’a été envoyée par une cousine deux semaines après le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Elle me racontait alors son vécu et me faisait part de ses émotions pendant et après ces moments uniques et terrifiants. Elle s’en est sortie avec le visage tuméfié et un trou dans la tête. Elle dormait d’abord à la belle étoile avant de trouver réfuge sous une tente à la tombée de la nuit et pendant quelques jours.