Textes et Documents » Catégorie : Diplomatie

📂 Discours du Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé à la tribune de l’ONU pour la 81e Session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations-Unies

Le 25 septembre, lors de la 81e Assemblée générale de l’ONU, le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé la place d’Haïti dans la communauté internationale. Il s’est servi de références historiques, politiques et géopolitiques pour expliquer les défis actuels du pays et présenter les efforts engagés en matière de gouvernance, de sécurité, de développement et de coopération internationale. Son discours visait à clarifier les choix de son gouvernement et à encourager un partenariat fondé sur la solidarité et la responsabilité partagée.

Cependant, il a passé sous silence plusieurs éléments essentiels de la crise que connait aujourd’hui Haïti comme, par exemple, la désignation des responsables, la fragilité de l’État ou l’effondrement de l’ordre public. Ces éléments sont dissimulés derrière des appels à la stabilité et au soutien international. Le Premier ministre cherchait surtout à convaincre de la cohérence de son action, à montrer que l’Exécutif qu’il dirige dispose d’une stratégie, et à se distinguer de ses prédécesseurs sans le dire ouvertement.

Cette présence haïtienne à la tribune de l’ONU, chaque septembre, apparaît comme un rituel diplomatique futile dont la population ne retirera aucun bénéfice concret.

Pour l’histoire, nous publions, dans toute son intégralité, le texte du discours accompagné d’un module audio.

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📂 Ces « amis d’Haïti » !

Nous nous souvenons de l’époque où certains États se présentaient comme des « amis d’Haïti ». Par cette appellation, ils entendaient convaincre une large partie de la population haïtienne — souvent dépourvue de culture politique ou accablée par des besoins urgents — ainsi que certains observateurs étrangers peu familiers de l’histoire de notre pays, qu’ils entretenaient une proximité authentique avec le peuple haïtien et se montraient attentifs à ses aspirations.

Mais peut-on réellement parler d’amitié dans ce cas-ci? Cette prétendue relation amicale était-elle sincère, ou constituait-elle plutôt un artifice destiné à faciliter l’acceptation de décisions élaborées dans les coulisses diplomatiques ou dans les salons feutrés des ambassades? (suite…)

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📂 Intervention d’Anthony Laurent Saint-Cyr Président pro tempore du CPT lors du débat général de la 80e Session de l’Assemblée de l’ONU

Madame la Présidente de l’Assemblée générale,
Monsieur le Secrétaire Général,
Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Mesdames Messieurs, les chefs de délégation,
Distingués Délégués,

C’est avec gravité et beaucoup d’espoir que je porte la voix d’Haïti et les salutations d’un peuple digne et résilient, qui, malgré les épreuves, revendique, pour lui-même et pour l’humanité entière, trois promesses universelles : le développement, le respect de la dignité humaine, et la paix. LA PAIX, qui est AUJOURD’HUI l’urgence absolue du peuple haïtien.

Au nom de ce peuple, je vous adresse, Madame la Présidente, mes plus sincères félicitations pour votre élection à la tête de cette Assemblée.

J’exprime également ma gratitude au Secrétaire général Anténio Guterres pour son engagement indéfectible en faveur de notre Organisation et son soutien constant et multiforme à la République d’Haïti. (suite…)

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📂 RÉSOLUTION visant à la reconnaissance, au remboursement et à la réparation par la France de la « double dette » d’Haïti

Pendant ces trois dernières années, la question de la dette de l’Indépendance, conséquence d’une extorsion de Charles X en 1825, et de son remboursement revint dans l’actualité. Cette dette, initialement évaluée à 150 millions de franc or(1), et réduite treize ans plus tard à 60 millions, plongea Haiti dans une spirale de misère. Pour s’en acquitter, le pays dût s’endetter au-delà de ses capacités, souvent à des taux d’intérêt exorbitants.

Le document suivant est un texte approuvé par l’Assemblée nationale française qui invita l’Exécutif de ce pays à reconnaitre cette injustice et à mettre sur pied une commission indépendante en vue d’une démarche réparatrice.

Il faut bien ici se rappeler que deux décades avant ce vote, le président haïtien d’alors, Jean-Bertrand Aristide avait eu le courage, pour certains l’incroyable audace, de demander réparation et remboursement de cette honteuse dette, acquittée finalement au milieu du XXe siècle. On rapporte que son départ pour l’exil à la suite d’un coup de force franco-américaine serait la conséquence de cette demande qui avait hérissé le gouvernement français d’alors.

Il a fallu une enquête du grand quotidien américain, Le New York Times(2), pour que le monde reprenne conscience de cette historique injustice. D’autres quotidiens dont plusieurs en France, relayèrent l’enquete. Les intellectuels haïtiens dont le Rectorat de l’Université d’État(3) d’Haiti qui avaient critiqué le président Aristide en 2023, et ridiculisé sa demande comme étant un coup d’épée dans l’eau, s’érigèrent alors en patriotes pour promouvoir l’idée du remboursement…

Pour l’histoire, nous publions le texte déposé le 9 avril 2025 à l’Assemblée nationale de France, et approuvé le 5 juin 2025.
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📂 Declaración del presidente Gustavo Petro Urrego al término de su visita oficial a la República de Haití

Jacmel, Haití, 22 de enero de 2025

Bonsoir,

Un saludo muy especial a mi pueblo hermano de Haití que nos acompaña en el día de hoy. Voy a hablar en español, puedo comprender el francés y leerlo, pero no hablarlo.​

  • Presidente del Consejo de Transición de Haití, Leslie Voltaire;
  • Primer Ministro de la República de Haití, Didier Alix Fils-Aime;
  • Consejero Presidente Edgar Leblanc;
  • Señoras y señores Ministros de la República de Haití, directoras, ministras y ministros e integrantes de la Delegación de la República de Colombia;
  • Grupo Folclórico Explosión Cultural, medios de comunicación regionales e internacionales.
Estamos exactamente en el punto donde Francisco Miranda y Simón Bolívar llenos de sueños, quizás de temores, partieron de este pueblo, aquí durmieron sus noches, buscaron apoyo y lo encontraron. Y se fueron a buscar la libertad en nuestro continente, en nuestras tierras, en nuestras montañas y llanos, en nuestras playas hermosas. En toda la América del Sur y parte de la América Central. (suite…)
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