📂 Communiqué du Secrétariat général de l’OEA sur Haïti: Démocratie et sécurité
📅 Texte publié le Mardi 9 août 2022 à 13h29
L’OEA accuse des forces non-identifiées évoluant en Haiti avec la complicité de la Communauté internationale, nommément l’ONU qui pendant près de 20 ans occupa le pays sans arriver à revigorer une seule institution, d’être responsables de la dégradation et de la violence observées ces derniers temps.
Ce n’est donc pas la première fois que l’organisation hémisphérique accuse d’autres organisations internationales d’être responsables des malheurs du pays. En 2010, Ricardo Seitenfus, représentant de l’OEA en Haiti avait dressé un véritable réquisitoire contre la présence de la MINUSTAH dans le pays.
L’OEA devait également faire son autocritique puisqu’en 2000, elle avait été responsable de la pagaille post-électorale et de la déstabilisation politique qui déboucha, quatre ans plus tard, sur l’arrivée des soldats de la force multinationale. Récemment, ses représentants en Haiti on supporté les dérives totalitaires et antidémocratiques du parti PHTK.
Le texte du Secrétariat Général de l’OEA publié ci-après dans sa version française ne contient aucune nouveauté et les solutions qui sont proposées ne sont pas inédites…
La crise institutionnelle que vit Haïti est le résultat direct des actions des forces endogènes du pays et de la communauté internationale.
Les 20 dernières années de présence de la communauté internationale en Haïti constituent l’un des échecs les plus importants et manifestes de mesures mises en œuvre et d’actions réalisées dans le cadre de quelque action de coopération internationale que ce soit.
Cela n’a rien à voir avec les personnes qui, dans un esprit de service et de façon altruiste, ont travaillé comme coopérants et ont donné le meilleur d’eux-mêmes, et dans certains cas même leur vie, pour Haïti. Nous avons le plus grand respect pour ces personnes, qui méritent notre reconnaissance éternelle. (suite…)
La présente pétition est une initiative citoyenne, non partisane, par laquelle, nous soussignés représentants de différents secteurs de la société haïtienne, vous signifions une fois de plus le profond désarroi de toutes les couches sociales de la vie nationale par rapport à la dégradation accélérée de la situation sécuritaire en Haïti. Nous protestons énergiquement contre la prise en otage de toute la population par des organisations criminelles, et l’inaction voire la tolérance des Autorités qui faillissent à leur obligation première d’assurer la sécurité des citoyens.
Ces derniers mois, il ne se passe pas un jour sans qu’on ait entendu parler d’un cas d’enlèvement. Les otages se comptent parmi des écoliers et écolières, des étudiants, des chefs d’entreprise, des couples qui avaient la malchance de se trouver sur le chemin des malfrats, et de paisibles citoyens et citoyennes sans ressources financières. Il n’y a aucune logique dans le choix des victimes. Le rapt le plus spectaculaire ou l’enlèvement d’une personne jouissant d’une grande notoriété ou d’un membre d’une organisation internationale arrivait jusqu’ici à faire la une de médias haïtiens. 
Sommes-nous en train de devenir un peuple d’assassins? C’est la question qui nous est immédiatement venue à l’esprit en apprenant l’assassinat du bâtonnier de l’Ordre des avocat de Port-au-Prince, Maitre Monferrier Dorval. Nous étions alors au dernier vendredi de la dernière semaine du mois d’août, une semaine marquée par une augmentation de la criminalité.