📂 Note de la Conférence Haïtienne des Religieux et des Religieuses sur le massacre de Pont-Sondé
📅 Publié le Samedi 5 octobre 2024 à 15h04
Le jeudi 3 octobre 2024, Haïti a été le théâtre d’un nouveau massacre. Un groupe criminel appelé « Gran grif » qui a étendu ses tentacules venimeux sur une partie du Département de l’Artibonite en fut le responsable.
70 personnes, d’après les chiffres non officiels, ont été tuées et des dizaines d’autres blessées. Des maisons et véhicules ont été incendiés.
Cette brutalité a révolté les Haïtiens encore conscients et qui se dépensent chaque jour pour le bien-être de leurs concitoyens, dont les membres de la Conférence des Religieux et des Religieuses d’Haiti. Ces derniers qui ont fait sortir une note pour exprimer leur colère en appelant « à la conscience tant de ceux qui nous dirigent que de ceux qui sèment la terreur » pour, au nom du Seigneur mettre fin à ces actes de barbarie et à la précarité funeste qu’ils engendrent, se disent écœurés par ce déchaînement récurrent de violence.
Nous publions cette note telle que reçue.

In the Gospel of Luke, Jesus is asked by a scholar of the law, “And who is my neighbor?” when faced with upholding the greatest commandment. Jesus replied with the parable of the Good Samaritan. Today, our nation is divided by partisanship and ideology, which blind us to the image of God in our neighbor, especially the unborn, the poor, and the stranger. These negative sentiments are only exacerbated by gossip, which can spread quickly across social media with no concern for the truth or those involved.
Depuis près d’un demi-siècle, les leaders Haïtiens et une partie du peuple se tournent toujours vers les États-Unis pour résoudre nos problèmes internes, ou du moins, nous aider à les résoudre. Ceux qui incitent nos responsables et le peuple à entreprendre de telles démarches refusent de mentionner que ces problèmes internes sont souvent alimentés par des décisions prises par des responsables de haut niveau de ce pays du Nord, nourris à la mamelle d’un racisme visqueux ou par des responsables Haïtiens qui se laissent guider par la devise: “Moi ou personne. Que le pays brûle alors!”