📂 Merci, Magistrat Menino
📅 Publié le Lundi 3 novembre 2014 à 13h46
La ville de Boston, dans l’État du Massachusetts, vient de faire ses ADIEUX à l’un de ses dignes fils et maire: Thomas M. Menino.
Durant les 15 ans d’existence d’Haïti-Reference, c’est donc la deuxième fois que nous nous servons de ces colonnes pour rendre hommage à une personnalité non haïtienne. Dans les deux cas, il s’agit d’hommes qui ont eu à cœur la cause haïtienne ou ont défendu des Haïtiens qui ont choisi de faire des États-Unis leur terre d’adoption, sans attendre en retour un gain politique. Dans les deux cas, il s’agit également de leaders dont les actions et la cohérence politique transcendent leur space ou le cercle de leurs mandats.
Tout d’abord, parlons du leader qui fait aujourd’hui l’objet de notre attention.
Devenu maire en 1993, Thomas Menino, un ancien conseiller municipal représentant le quartier de Hyde Park où il a vu le jour et a vécu toute sa vie, fut réélu sans difficulté cinq fois. De son accession à la municipalité à sa retraite, il y a seulement neuf mois, il travailla d’arrache-pied pour redynamiser une ville qui périclitait, après les soubresauts des années ’70, pour reconstruire des quartiers capables de mieux répondre aux besoins de leurs riverains, pour encourager et inviter les entreprises à s’installer et investir dans la ville, pour transformer les écoles, pour rehausser la structure économique de la ville par des innovations adoptées au changement du temps et à sa nouvelle configuration démographique. (suite…)
A 19 ans, Jean-Claude Duvalier, fils d’un dictateur qui s’est proclamé président à vie après avoir décapité presque toutes les institutions respectables du pays et qui s’était maintenu au pouvoir en instaurant un règne de terreur avec le concours d’une milice, s’était vu attribué, au début de l’année 1971 l’héritage du duvaliérisme.

Par les temps qui courent, il est vraiment triste d’être un haïtien. Ce sont là les mots d’un grand historien qui supputait l’inévitable dérive de la Nation. L’ère de la formule-flèche, de l’expression raccourcie, du pittoresque significatif commençait pour ce pays ballotté entre l’anarchie et l’espoir. Dans sa curiosité qui avait l’aiguillon du génie, Roger Gaillard avait fait montre de passion investigatrice, de minutie incomparable dans son travail d’annaliste. Il a jeté un regard passionné sur l’Histoire de notre passé et en a tiré son œuvre maîtresse: « Les Blancs débarquent » qui aurait dû provoquer une profonde réflexion chez tous les haïtiens intellectuels aussi bien qu’analphabètes. Pourtant, pour la plupart, les fils de ce pays n’ont pas su éviter en deux fois sur une période de quinze ans, ces gifles sonores répétées dont nous abreuve la communauté internationale à l’instigation des laquais nationaux.