📂 Elections et autodestruction
📅 Texte publié le Mardi 24 novembre 2015 à 13h18

Novembre 2015
(AP Photo/Dieu Nalio Chery)
Il n’y a qu’un mot pour décrire les raisons derrière les événements parfois tragiques de ces dernières semaines: Autodestruction.
Généralement, cette morbidité reflète des sentiments de frustration et de haine mal gérés envers quelqu’un ou quelque chose quand elle n’est simplement un manque total d’amour propre. Au niveau personnel, diverses sont ses manifestations mais toutes se convergent en un point caractérisé par une agressivité suicidaire. Au niveau social, l’autodestruction se manifeste par une absence de projet de société à long terme, une certaine complaisance à vivre dans l’hécatombe et une vie enfin tissée d’innombrables discontinuités.
Le processus électoral débuté au début de cette année après plus de trois ans de tergiversations, montre à quel point l’Haïtien éprouve des difficultés à contenir cette agressivité ou à cacher ses traits. Après l’annonce des résultats préliminaires des présidentielles du 25 octobre par le Conseil électoral provisoire (Cep), son président, Pierre-louis Opont, ne cesse d’afficher cette arrogance visqueuse devenue désormais une caractéristique des présidents des conseils électoraux. (suite…)
2.- La CEH avait adressé une lettre pastorale à tous les Haïtiens et Haïtiennes en juillet dernier pour rappeler l’immense responsabilité de chacun dans le processus électoral. Et pour joindre la parole aux actes, elle avait mis en place un programme d’éducation civique avec le Conseil Épiscopal de Dialogue et d’Éducation Civique (CEDEC) qui va continuer cet accompagnement jusqu’à la fin du processus.
L’habitude des funérailles symboliques organisées à cor et à cri par les activistes de ce pays interpelle aujourd’hui comme mesure compensatoire la célébration des funérailles réelles de dix-huit jeunes carnavaliers haïtiens et dans le même temps celles d’un gouvernement dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est mortifère.
Cet accord est le deuxième document du genre paraphé par des acteurs politiques en deux semaines. Il fit suite au 

