📂 Le cri d’alarme de l’Église Catholique sur la situation du pays pour demander la paix et la concorde nationale.
📅 Texte publié le Mardi 19 novembre 2024 à 11h30

« Aujourd’hui, si vous entendez la voix du Seigneur, ne fermez pas votre cœur. »
(Lettre aux Hébreux 3, 15)
À nos frères et sœurs,
Aux hommes et aux femmes de bonne volonté,
Profondément troublés par la situation politique et sécuritaire qui prévaut actuellement dans notre pays, et surtout par l’intensification des actes de violence en divers endroits de la zone métropolitaine, Nous, Évêques Catholiques d’Haïti (CEH), élevons une fois de plus la voix pour appeler à la paix et à la concorde nationale.Fidèles à notre mission prophétique, nous dénonçons cette spirale de destruction et de souffrance, ces actes qui causent la mort de tant d’innocents, le déplacement massif des populations et une angoisse généralisée. En ces jours sombres, ils sont nombreux nos frères et sœurs qui vivent sous la terreur des armes, privés de leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la sécurité, à la vie et à la liberté de mouvement. Même les avions n’ont pas été épargnés. La fermeture de l’aéroport Toussaint Louverture nous isole du reste du monde. La Capitale est enclavée, les écoles sont fermées. Les activités sont paralysées. Il n’y a pas de véritable vie dans le pays.
Cette situation est inacceptable. Elle est la conséquence d’actes contraires au dessein de salut de Dieu et à la dignité humaine. Ces maux aggravent la misère du peuple déjà frappé par des défis économiques et sociaux énormes. Nous ne pouvons rester indifférents face à cette tragédie. (suite…)
La crise institutionnelle que vit Haïti est le résultat direct des actions des forces endogènes du pays et de la communauté internationale.
Il y a un peu plus d’un an, un magnat de l’immobilier, sans aucune expérience politique, est élu président des Etats-Unis. Depuis lors, on n’a pas cessé de parler de la victoire du populisme aux États-Unis. En Italie, ce dimanche 4 mars, des partis, des ligues politiques d’extrême-droite ont pu convaincre l’électorat de ce pays et évincer les partis traditionnels. L’un de ces groupes est dirigé par un jeune Napolitain de 31 ans, Luigi Di Maio, Il sera probablement le prochain premier ministre. Encore une fois, les journalistes et commentateurs politiques du monde entier n’hésitent pas à parler d’une vague populiste pour expliquer ces victoires.
Si dans un pays démocrate ou aux velléités démocrates l’accès à la première magistrature de l’état est accessible à tout citoyen respectueux de la loi moyennant certains requis civiques, moraux et une éducation solide, des membres de certains groupes, de par leur culture politique, leur vocation, leur état d’esprit sont généralement destinés à l’échec si jamais ils parviennent à cette position. C’est le cas des hommes d’affaires et de tous ceux aux égos exagérément disproportionnés.