📂 Des élections en Haïti? Quelle blague!
📅 Texte publié le Jeudi 25 novembre 2010 à 22h48
Un pays rongé avec une capitale entièrement détruite et où la grande majorité des habitants dorment depuis plus de dix mois sous des tentes, à la merci des intempéries ;
Un pays devenu complètement amoral et où fleurit de façon suspecte la criminalité sous toutes ses formes et où l’omertá semble être imposée ou adoptée par des citoyens en position d’autorité ;
Un pays malade, faisant face de surcroît à une épidémie de choléra et où tous les apprentis en aide humanitaire se ruent à son chevet sans toutefois arriver à trouver un consensus sur le type de remède à prescrire ou sur la dose à appliquer ; (suite…)
J’ai une vague intuition que les Haïtiens en général (toutes classes sociales confondues) se fichent de la question des langues et particulièrement de la question de la langue créole en Haïti. Les débats incessants et chargés d’émotion qui surgissent régulièrement à propos de l’opposition traditionnelle français-créole peuvent faire illusion mais je les considère comme l’arbre qui cache la forêt.
Ayant appris avec une extrême tristesse le tremblement de terre qui vient de frapper si durement la capitale du Pays, je tiens à vous assurer, ainsi que tous les fidèles de l’Église qui est en Haïti, de ma très grande proximité spirituelle et de ma prière fervente pour toutes les personnes touchées par cette catastrophe. Je demande à Dieu d’accueillir dans la paix de son Royaume tous ceux qui ont trouvé la mort dans le séisme, en particulier Mgr Serge Miot, Archevêque de Port-au-Prince, qui a partagé le sort de tant de ses fidèles au nombre desquels figurent des prêtres, des personnes consacrées et des séminaristes.
¶ Les places et les grandes cours sont toujours remplies de rescapés « vivant » dans des conditions extrêmement difficiles, vulnérables aux possibles épidémies.